Vive le vent – Jour 3

Je pars de Rivière Ouelle, il est 9h20 et je veux prendre le traversier à Rivière-du-Loup le jour même. Il vente. Avoir le vent de face en vélo, c’est comme monter une côte qui ne fini pas! Beaucoup d’efforts pour peu de km.

Ce fut toutefois une agréable journée. Il y a même le soleil qui s’est pointé le bout du nez quelques moments. Ce n’est pas rien!

Avant de quitter mon site de camping, j’ai parlé à plusieurs personnes qui étaient en cyclotourisme. D’ailleurs, la réserve de ce camping est vraiment super bien aménagé pour les cyclos. Le partage d’expériences, les sourires et les encouragements étaient au rendez-vous. Une fille en particulier qui avait déjà fait la côte nord était là pour me rassurer. Elle m’a tout simplement dit d’un air calme et serein: « La Côte Nord, ça se fait! Pis ça vaut vraiment l’effort! » Youpi! Super! Je ne change pas d’idée, j’y va!

Je pars. Je quitte cet endroit magnifique. Il fait beau. La route verte m’a amené sur la route du littoral. C’est toujours agréable quand on peut quitter la 132.

Mon ami François, compatriote de mes plus grandes aventures, était sur son chemin de retour de la Gaspésie avec ses deux garçons et on avait prévu se croiser cette journée-là. C’est cool, non? Nous avons dîné ensemble à Kamouraska. Un beau village touristique. Un autre « boost » de bonheur pour continuer ma journée!

En quittant, je lui ai dit à la blague :  » je dois quitter, j’ai un bateau à prendre! ». À ce moment là, je savais que je devais oublier l’embarquement de 14h45, mais je croyais que j’avais en masse de temps pour l’embarquement de 18h. J’avais 46 km à faire.

Les beaux champs de Kamouraska que j’avais dont hâte de rouler là, je les trouvais pas mal bruyant avec tout ce vent et me semble qu’ils étaient plus grands que dans mes souvenirs. J’avançais à pas de tortue. Je commençait à me dire qu’il y a une possibilité que je couche à Rivière-du-Loup. Encore une fois, le paysage est par chance toujours là pour nous accompagner.

Enfin! Un endroit pour s’arrêter, juste avant d’arriver à l’auberge de Notre-Dame-Portage, un endroit où je suis déjà venu avec ma famille. Je dois manger un peu. Je regarde l’heure, les km qui me reste à parcourir et je dois me faire à l’idée, je dois coucher à Rivière-du-Loup. Le traversier, ça va devoir attendre à demain. Je cherche un endroit et ça fini que je choisi le camping de la Pointe, le même camping où j’avais débuter mon périple de l’an dernier.

Après avoir mangé tout en jasant avec un couple dont la dame a déjà fait 3 semaines de vélo dans les Pays Bas il y a 45 ans (!!!), je repars avec plus d’énergie. Et ça va bien mon affaire! Je suis plus à l’abri du vent, les km s’accumulent plus vite que prévu. Je vais réussir à me rendre au traversier à temps. Il était 17h30 quand je suis arrivé. Super!

Et voilà! Je débarque sur la Côte Nord! En sortant, un employé du traversier me dit en riant : « En tout cas, tu vas avoir un bon test en partant ! » Il rit un peu trop. Qu’il continu à se marrer, j’ai une côte à monter! 🙂

Je suis arrivé à mon camping de St-Siméon à 20h sous une fine pluie juste avant la brunante. Ouf! Lets go Marie! Ce n’est pas fini! Monte ta tente, prend ta douche, cuisine, mange, bois beaucoup, planifie ta journée du lendemain, quelques réponses à des messages reçus et dodo! Il était 23h. Je ne vous ai pas écrit, désolé.