Une envie de pipi me réveille à l’aurore. Mon envie peut bien attendre encore quelques instants, je dois d’abord me rendre sur la plage. C’est complètement magique!




Après avoir redormi un peu, déjeuné et replié bagages, je traverse les côtes entre le secteur nord et le secteur sud du parc. Me voilà à Cap-au-Os, l’endroit où j’habitais lorsque je travaillais au parc. Je profite de ma discrétion en vélo pour jeter un coup d’oeil à l’endroit où j’habitais. Beaucoup de choses ont changé depuis.

J’ai le vent de face, mais solide! J’avance à 8 km/h, 9 km/h, parfois j’atteint le 11 km/h. C’est un long bout droit qui longe la baie. Ça ne fini plus. J’ai l’impression de faire une longue procession pour expier tous mes péchés. 😉 Sans farce, je me rend compte durant ce moment qu’il reste encore des traces d’un deuil qui n’est pas encore tout à fait complété. Je profites donc de cette longue procession pour guérir ce qui reste à guérir.
J’arrive enfin à Penouille et au pont de la rivière Dartmouth, une des 3 rivières à saumon qui se jettent dans la baie de Gaspé. Quand je commence à pédaler de l’autre côté de la baie, mettons que ça va pas mal plus vite! Là c’est vrai, Gaspé, j’arrive!




Je couche chez Candide et Firmin ce soir. Candide était l’adjointe administrative du service à l’époque où j’y travaillais. J’ai toujours eu beaucoup de plaisir en sa présence. Ça va être le fun de se revoir.
J’ai eu droit à un souper cuisiné et du vin en bonne compagnie. J’ai fait mon épicerie et mon lavage. Je dors dans un lit ce soir. Mon « reset » est fait pour la prochaine partie de mon voyage.