Fausse alerte! La méga côte que je m’attendais la veille à faire aujourd’hui en partant n’a pas eu lieu. Ouf! Je ne crois pas que je serais passé au travers. Comprenez-moi bien. J’ai tout donné pour les côtes Madeleine! Je m’étais préparé mentalement, j’avais dormi à l’intérieur les 2 jours précédant, j’avais fais une séance de yoga le matin, j’avais évité de faire cette section sous la pluie, j’avais pris le temps de bien dîner avant d’attaquer les côtes… et ça avait marché! J’avais réussi. Je me disais que je n’étais pas sûre de le refaire un jour.
Mais voilà qu’en regardant le parcours du lendemain, je découvre une côte pire que la veille!!! Non seulement je n’étais pas certaine de vouloir le refaire un jour, mais assurément pas tout de suite le lendemain! J’en revenais pas d’avoir omis cette côte dans ma planification.
Je pars donc le matin sans trop de conviction. Dès la première petite montée, je sens bien que je n’ai pas les jambes d’hier. Il s’ensuit une descente, une autre montée pas trop longue, une descente. Le parcours ne ressemble pas du tout à ce que j’avais vu la veille. J’arrête prendre une pause et je vérifie sur Google. J’ai déjà 10 km de fait et je comprend alors ma méprise.
Google me faisait prendre une autre route que la 132. Ça fait un bout que je roule où il n’y a qu’une seule route que je n’ai pas porté attention. Voici le « croche » que Google me suggérait de faire et voici plutôt le dénivelé qu’il me reste à faire avant d’arriver à l’Anse-à-Valleau où il y a le prochain camping. Ça, je gère. Super! Profites de ta journée Marie-Eve. Ça va bien aller! 😉


J’arrête dîner à St-Yvon, juste avant le plat de résistance de la journée, la vraie côte du jour.

J’ai eu chaud dans les côtes, mais c’était ok. Après la descente, j’arrive à une halte routière. Je décide d’arrêter pour me dégourdir les mains. Il y a une fille avec son sac de randonnée. C’est clair qu’elle est en train de faire le SIA.
Je jase avec elle et j’apprends qu’elle a commencé il y a 22 jours et qu’il ne lui reste plus que 3 jours! Elle marche environ 30 km par jour. Ça fait 4 ou 5 jours qu’elle est vraiment en solo. Elle semble apprécier notre jase. Elle a déjà fait du cyclotourisme également et se promet de répéter l’expérience. Elle resplendit de santé. Bravo Isabelle pour ton parcours! Tu as de quoi être fière! Il y a beaucoup de gens inspirants sur ma route!

J’arrive à l’Anse-à-Valleau et il est encore tôt en après-midi. Et si je me rendais à Rivière-au-Renard ? Il reste 24 km avant le prochain camping. J’aurais l’impression d’être déjà rendu près de mon ancien chez-moi. L’idée me séduit et je poursuis ma route. Je lance des invitations pour la soirée et c’est mes amis que j’ai croisé dans les côtes Madeleine qui répondent présents. Ils sont campés un peu plus loin dans le parc Forillon.
Nous irons souper ensemble au Frontibus, une microbrasserie que j’adore. Ce soir, c’est la fête! Je bois de la bonne bière et je mange des frites! Entouré d’amis en plus! Merci la vie! 🙂
