Retour sur 2 roues – Jour 21

Je quitte le camping de mes parents après avoir traficotté une nouvelle attache pour mon chariot. J’ai hâte de voir si mon énergie et surtout mon plaisir seront au rendez-vous.

Il fait beau. Peu de temps après mon départ, j’aperçois une rue nommée Caissy. Après l’Acadie, mes ancêtres ont pris racines dans la Baie-des-Chaleurs. La rue est là aujourd’hui pour me le rappeler.

Après le barachois de St-Omer, je prends le temps d’apprécier ce qui m’entoure. Cette section a malencontreusement plutôt été associée pour moi à : « Je le sais qu’on est bientôt arrivé chez grand-papa et grand-maman, mais quand est-ce qu’on arrive?! »

Cette belle murale me rappelle les histoires de mon père, de mes oncles, de mes tantes. Cette connexion à la terre qui nous a nourri, logé, chauffé, amusé n’est pas si lointaine.

Je croise de belles rivières que je n’avais jamais remarquées. Sur la troisième photo, aviez-vous vu le nid d’un balbuzard?

Je me cherche un endroit pour dîner. J’aperçois un grand lac au loin à travers les branches. Ce n’est pas un lac, c’est encore la Baie-des-Chaleurs! Je suis entre Escumiac et Pointe-à-la-Garde. Le Nouveau-Brunswick est juste de l’autre côté.

Après d’autres paysages et une visite d’un centre d’interprétation sur la déportation des acadiens, j’arrive dans la Vallée-de-la-Matapédia. C’est beau la Vallée !

Le camping que j’ai choisi se trouve de l’autre côté de la rivière à Matapédia. Les propriétaires sont en train de ranger le matériel nautique. Plusieurs clients sont sortis sur la rivière aujourd’hui.

La lune est belle ce soir. Ça me fait penser… j’ai bel et bien retrouvé le plaisir de rouler aujourd’hui ! 🙂

Jour de repos complet – Jour 20

J’ai décidé de rester un jour de plus à Carleton avec mes parents. J’ai eu beaucoup moins de plaisir à rouler lors de ma journée vers Bonaventure. Je ne veux pas terminer mon « road trip » de cette façon. J’essaye ça. On verra bien ce que ça donne. Au moins j’aurai mis les chances de mon bord.

Puisque j’avais pris ma décision la veille, ça m’a permis de profiter pleinement de la soirée. On a joué aux cartes avec ma tante Jojo qui était venu souper avec nous.

Je profite de cette journée pour faire mon lavage, faire sécher ma tente et faire l’épicerie. Ma mère m’accompagne. Ça va bien avec une voiture. Mon père s’est proposé pour nettoyer mon vélo. Tsé quand ça va bien! 😉

Pendant que notre linge se lave à la buanderie, on en profite pour aller saluer ma tante Denise. Je reçois un accueil des plus chaleureux. Elle est vraiment contente de me voir… et moi aussi. 🙂 Elle me suit sur le blogue et comprend plutôt bien ce que je suis en train de vivre, ayant elle-même fait, étant plus jeune, de longues sorties en skis hors pistes dans les montagnes derrière. Je ne connaissais pas ce côté de sa personnalité et je trouve ça l’fun de l’apprendre.

On est invité pour souper chez Martin et Yvette. Yvette aussi me suit sur mon blogue et est très enthousiasme envers mon projet. On a très bien mangé et on a fini ça aux cartes aussi. J’ai appris que mon oncle Martin a déjà fait le tour de la Gaspésie en jogging en équipe 24h/24. Rien de moins! Eh ben! Amenez-en des projets pour les Caissy! 😉

Je repars demain pour une nouvelle étape. Mes parents aussi se préparent à partir. Ils retournent à Shawinigan dans 2 jours. Le pickleball, le bridge, la danse, etc. les attendent. Les activités reprennent et ils veulent être là. 🙂

J’ai fini de m’éloigner, je me rapproche – Jour 16

Je dis mes saluts à Candide et Firmin et je m’en vais vers Percé. La route promet d’être belle!

Ça roule bien. L’accotement est large et l’asphalte est belle. J’arrête à la halte routière après Douglastown. C’est beau déjà!

J’arrête dîner derrière l’église à Saint-Georges-de-Malbaie. Je laisse passer les nuages noirs devant. Je peux voir la pointe de Forillon. C’est cool!

Je repars reposée et rassasiée. Le soleil sort, j’aperçois Percé et l’île Bonaventure. J’adore les observer à partir de ce point de vue.

Les anses s’enfilent. Ça ne fini pu d’être beau!

Sérieusement, c’est beau partout! Je suis tout le temps arrêté. 😉 En plus, avec le soleil, je capote!

J’aperçois le début de la longue bande de terre étroite du barachois. Totalement de l’autre côté, c’est ma destination qui s’y trouve : le Camp de base à Coin-du-Banc. Le nom de l’endroit m’a inspiré. 😉

La route me suggère de quitter la 132 et de rouler sur la bande étroite. Je ne suis pas convaincue que la route soit belle, mais j’ai le goût de la faire tout de même. C’est magnifique, mais je dois pousser mon vélo et mon chariot dans le gros sable et gravier. Mes roues s’enfoncent. Une chance que je n’ai pas trop long à faire comme ça! Mes yeux sont toutefois comblés.

Arrivée à destination, je profite du site jusqu’au dernières lueurs. Je suis chanceuse quand même ! 🙂

Gaspé, j’arrive ! – Jour 15

Une envie de pipi me réveille à l’aurore. Mon envie peut bien attendre encore quelques instants, je dois d’abord me rendre sur la plage. C’est complètement magique!

Après avoir redormi un peu, déjeuné et replié bagages, je traverse les côtes entre le secteur nord et le secteur sud du parc. Me voilà à Cap-au-Os, l’endroit où j’habitais lorsque je travaillais au parc. Je profite de ma discrétion en vélo pour jeter un coup d’oeil à l’endroit où j’habitais. Beaucoup de choses ont changé depuis.

J’ai le vent de face, mais solide! J’avance à 8 km/h, 9 km/h, parfois j’atteint le 11 km/h. C’est un long bout droit qui longe la baie. Ça ne fini plus. J’ai l’impression de faire une longue procession pour expier tous mes péchés. 😉 Sans farce, je me rend compte durant ce moment qu’il reste encore des traces d’un deuil qui n’est pas encore tout à fait complété. Je profites donc de cette longue procession pour guérir ce qui reste à guérir.

J’arrive enfin à Penouille et au pont de la rivière Dartmouth, une des 3 rivières à saumon qui se jettent dans la baie de Gaspé. Quand je commence à pédaler de l’autre côté de la baie, mettons que ça va pas mal plus vite! Là c’est vrai, Gaspé, j’arrive!

Je couche chez Candide et Firmin ce soir. Candide était l’adjointe administrative du service à l’époque où j’y travaillais. J’ai toujours eu beaucoup de plaisir en sa présence. Ça va être le fun de se revoir.

J’ai eu droit à un souper cuisiné et du vin en bonne compagnie. J’ai fait mon épicerie et mon lavage. Je dors dans un lit ce soir. Mon « reset » est fait pour la prochaine partie de mon voyage.

Forillon, endroit chéri – Jour 14

Je pars de mon camping de Rivière-au-Renard et je rejoins la 132 direction L’Anse-au-Griffon. Je suis en terrain connu. Peu de chose on changé depuis plusieurs années. Plusieurs bons souvenirs me remontent à l’esprit. J’ai toujours apprécié d’une façon particulière le côté nord de la péninsule.

J’ai un rendez-vous un peu spécial aujourd’hui. Je sais où je veux laisser la roche/coccinelle que Rebecca m’a légué lors de notre rencontre avant Tadoussac. Mon ami a acheté un terrain à L’Anse-au-Griffon et y a planté un chêne avec une partie des cendres de son père à ses pieds. C’est à cet endroit que mon coeur me dit de déposer la roche qui aura voyagé avec moi un certain temps. J’ai pris le temps sur ce terrain. J’ai dîné avec le père de mon ami.

Je repars calme et sereine. Je continu de pédaler et ça y est! La pointe de Forillon m’apparaît! Voici une vue dont je ne me lassera jamais. Le phare de Cap-des-Rosiers se dresse à son tour. Me voilà au parc Forillon, un endroit qui restera à tout jamais cher dans mon coeur. C’est quand même cool d’arriver ici en vélo. 🙂

Je m’installe au camping des Rosiers. J’adore ce camping. Mon amie Angelle vient me rejoindre et on a prévu monter la tour du Mont St-Alban. Je suis vraiment contente! La vue est encore une fois magnifique ! Je suis vraiment heureuse d’être avec elle et sa chienne adorée.

Un souper partagé, des aurevoirs et une bonne nuit de sommeil m’attend après tous ces moments de douceur. Avez-vous remarqué comment il a fait beau aujourd’hui ?

Un peu plus loin – Jour 13

Fausse alerte! La méga côte que je m’attendais la veille à faire aujourd’hui en partant n’a pas eu lieu. Ouf! Je ne crois pas que je serais passé au travers. Comprenez-moi bien. J’ai tout donné pour les côtes Madeleine! Je m’étais préparé mentalement, j’avais dormi à l’intérieur les 2 jours précédant, j’avais fais une séance de yoga le matin, j’avais évité de faire cette section sous la pluie, j’avais pris le temps de bien dîner avant d’attaquer les côtes… et ça avait marché! J’avais réussi. Je me disais que je n’étais pas sûre de le refaire un jour.

Mais voilà qu’en regardant le parcours du lendemain, je découvre une côte pire que la veille!!! Non seulement je n’étais pas certaine de vouloir le refaire un jour, mais assurément pas tout de suite le lendemain! J’en revenais pas d’avoir omis cette côte dans ma planification.

Je pars donc le matin sans trop de conviction. Dès la première petite montée, je sens bien que je n’ai pas les jambes d’hier. Il s’ensuit une descente, une autre montée pas trop longue, une descente. Le parcours ne ressemble pas du tout à ce que j’avais vu la veille. J’arrête prendre une pause et je vérifie sur Google. J’ai déjà 10 km de fait et je comprend alors ma méprise.

Google me faisait prendre une autre route que la 132. Ça fait un bout que je roule où il n’y a qu’une seule route que je n’ai pas porté attention. Voici le « croche » que Google me suggérait de faire et voici plutôt le dénivelé qu’il me reste à faire avant d’arriver à l’Anse-à-Valleau où il y a le prochain camping. Ça, je gère. Super! Profites de ta journée Marie-Eve. Ça va bien aller! 😉

J’arrête dîner à St-Yvon, juste avant le plat de résistance de la journée, la vraie côte du jour.

J’ai eu chaud dans les côtes, mais c’était ok. Après la descente, j’arrive à une halte routière. Je décide d’arrêter pour me dégourdir les mains. Il y a une fille avec son sac de randonnée. C’est clair qu’elle est en train de faire le SIA.

Je jase avec elle et j’apprends qu’elle a commencé il y a 22 jours et qu’il ne lui reste plus que 3 jours! Elle marche environ 30 km par jour. Ça fait 4 ou 5 jours qu’elle est vraiment en solo. Elle semble apprécier notre jase. Elle a déjà fait du cyclotourisme également et se promet de répéter l’expérience. Elle resplendit de santé. Bravo Isabelle pour ton parcours! Tu as de quoi être fière! Il y a beaucoup de gens inspirants sur ma route!

J’arrive à l’Anse-à-Valleau et il est encore tôt en après-midi. Et si je me rendais à Rivière-au-Renard ? Il reste 24 km avant le prochain camping. J’aurais l’impression d’être déjà rendu près de mon ancien chez-moi. L’idée me séduit et je poursuis ma route. Je lance des invitations pour la soirée et c’est mes amis que j’ai croisé dans les côtes Madeleine qui répondent présents. Ils sont campés un peu plus loin dans le parc Forillon.

Nous irons souper ensemble au Frontibus, une microbrasserie que j’adore. Ce soir, c’est la fête! Je bois de la bonne bière et je mange des frites! Entouré d’amis en plus! Merci la vie! 🙂

Les côtes Madeleine – Jour 12

Ça continu aujourd’hui! Je roule encore à côté des falaises tout près du fleuve. Il y a des grands bouts où je roule entre 25 et 27 km/h. C’est grisant! Le jeu du jour : déjouer les nuages de pluie. Ça me demande parfois d’attendre sur place pour que la pluie que je vois au loin se déplace vers l’ouest et me laisse le champ libre.

J’arrête au phare du Cap-de-la-Madeleine. Il y a des tables pour manger à l’intérieur. C’est très apprécié compte tenu du vent et de la pluie. J’ai une vue imprenable sur le début des côtes Madeleine. On m’a tellement parlé de ces côtes. Comment vais-je me débrouiller?

Je déploie beaucoup d’effort. J’arrête pour me reposer à deux reprises. C’est long, c’est ardu, c’est tout un défi! Lorsque je réalise que je vais bientôt terminer, je me mets à imaginer qu’une voiture s’arrêtera pour prendre le temps de fêter ma victoire avec moi. C’est clair que je vais le faire si je croise en voiture un cyclo dans le coin.

Je commence à descendre de l’autre côté. Ça descend sur un méchant temps! Peu de temps après, une voiture s’arrête. Un homme débarque et me fait de grands signes. Une femme débarque à son tour. Je me rapproche, j’arrête. C’est Christian et Caroline!!! Ils s’en vont passer la fin de semaine à Forillon. Ils m’ont fait vivre un grand coup d’émotions! J’étais vraiment contente de voir des gens que je connais à cet étape de mon parcours.

Je sors des terres, j’aperçois le fleuve et bientôt c’est le village de Grande-Vallée que j’aperçoit plus bas. Plus que quelques km et j’arrive à mon camping à Petite Vallée. Nous sommes à flan de falaises. C’est le nord de la Gaspésie.

Après la routine habituelle, je décide de me rendre au Théâtre de la vieille forge pour voir une pièce de théâtre. J’arrête à la marina. Le tout est très bien aménagé avec une touche artistique.

C’est déjà le temps de se planifier pour demain. Je viens d’aller voir le dénivelé. Je capote un peu. C’est pire que celui d’aujourd’hui. Je croyais que le pire était derrière moi. Et non, ça l’air que c’est demain que ça se passe! Je vais avoir besoin de vos encouragements. Demain, tout le monde pédale avec moi! 😉

La Haute-Gaspésie – Jour 11

Je quitte la maison de Clément. Il est déjà parti depuis un bon moment. Il avait un rendez-vous médical à 8h à Maria! C’est aussi ça parfois vivre en région éloignée.

Ça roule bien, il y a un bel accotement et il fait beau. Tranquillement, je sens que je rentre dans la Haute-Gaspésie. Le fleuve est large et les montagnes se dressent à l’horizon. Je croise des marcheurs qui sont assurément en train de faire le SIA. Je pense à Benoit, Christian et Noémie que j’ai rejoint à leur arrivée l’an dernier.

Je croise le phare de Ste-Marthe. Je pense à Annie qui adore les phares. J’arrête prendre une photo. En vélo, on réussi aussi à voir de plus petites choses.

Les monts sont là. Je roule près de leurs falaises, le fleuve est omniprésent à ma hauteur et les vallées avec leurs baies s’enchaînent. C’est magistral! C’est une section que j’ai parcouru fréquemment en voiture lorsque j’habitais à Forillon. Souvent, je me suis imaginé rouler ici en vélo. Voilà, j’y suis! 🙂

J’arrive à Mont St-Pierre. La veille j’ai envoyé un courriel à Vue du ciel, une compagnie qui nous permet de sauter en tandem en parapente ou deltaplane à partir du sommet du Mont St-Pierre. Pour l’instant, ils m’ont dit qu’ils avaient de la place, mais que les conditions sont incertaines. J’ai juste à rentrer dans leur boutique à mon arrivée pour vérifier avec eux. Je repère la maison jaune… déception. Je trouve un écriteau m’indiquant que ce ne sera pas encore pour aujourd’hui.

Je prend le temps d’aller acheter de la nourriture au petit marché et je prend place sur la plage pour dîner. Il est beau le Mont St-Pierre et il va continuer à me faire rêver d’y sauter un jour.

Plus que quelques km pour Mont Louis, ma destination finale de la journée. Cette pancarte me fait réaliser que mine de rien, j’arrive bientôt à Gaspé. C’est un peu fou quand j’y pense.

J’arrive au camping Parc et Mer. C’est un camping Bienvenue cyclistes et qui accueille de la même façon les marcheurs du SIA. Pour 25$, on m’offre de coucher dans un dortoir. Le vent se lève de plus en plus et il annonce un peu de pluie cette nuit. J’accepte volontier. C’est juste wow! Bien au-dessus de mes attentes! C’est super propre et bien organisé. Il y a une cuisine et une salle communautaire au sous sol. Chapeau!

Je prend mon temps sur la plage avant le souper. Les vagues se gonflent tranquillement. Le ciel s’ennuage. En espérant que le gros passe cette nuit et que ce soit encore une belle journée demain.

Mon 1er Warmshower – Jour 10

Je suis à St-Anne-des-Monts. Je dors ce soir dans un lit d’une grande maison de 1875. Clément m’offre le gîte. Je l’ai contacté grâce au réseau de Warmshower. J’ai pris ma douche et j’en ai profité également pour faire un lavage. Youpi! Nous avons souper ensemble. Il m’a raconté ses voyages de vélo en Europe et son histoire personnelle. Il a parti sa propre boutique de vélo à St-Anne-des-Monts, Biseak, qu’il a ouvert pendant la pandémie. C’est un jeune dynamique et débrouillard. Il fait aussi du vélo de montagne et aime le festival western de St-Tite. Je l’ai invité à me contacter s’il va rouler au Mont SM.

Ça fait seulement trois semaines qu’il est propriétaire de la maison avec 3 autres de ses amis. La maison fait parti d’un autre projet. Je lui souhaite tout le succès qu’il mérite et de partir en vélo en Amérique centrale ou du sud en novembre comme il le désire. Et de voir tous les match de soccer possible. 😉

C’était l’fun de rouler dans de bonnes conditions aujourd’hui. C’est doux la Gaspésie. C’est une section que j’avais fait l’an dernier. Plusieurs souvenirs me sont revenus à l’esprit. Je réalise que je suis en meilleure forme maintenant que l’an dernier. C’est encourageant pour les côtes Madeleine à venir dont j’ai beaucoup entendu parler.

Le monde est gentils. J’ai reçu plusieurs salutations et sourires durant ma journée. C’est toujours agréable et ça encourage. J’ai croisé un autre cyclo aujourd’hui à une halte routière. Il est parti d’Ottawa, il se rend à Gaspé et ensuite à Halifax. Tout ça en 21 jours si j’ai bien compris. C’est la beauté de la chose, on peut tous aller au rythme qui nous convient en cyclotourisme.

Sur ce, je vous dit déjà à demain. Je vais passer par le Mont St-Pierre et il annonce beau. Ça se pourrais-tu que…

Transition et ravitaillement – Jour 9

Mon cadran sonne à 6h, tout est encore humide, il tombe une fine pluie. Je déjeune à l’intérieur de ma tente ce matin. Je suis prête à partir, il est 8h30. Je n’ai aucune vu sur le fleuve, je roule, j’ai un traversier à prendre encore une fois.

Ce n’est pas agréable traverser Baie-Comeau, malgré la piste cyclable qui débute après un moment. La circulation est dense, c’est bruyant, c’est stressant et je me fais arroser royalement. Par chance, il y a une section de la piste cyclable entourée de végétation plus éloignée de la route principale. Ça permet de faire retomber la pression. J’arrive au traversier, il est un peu passé 10h30.

Le bateau est beaucoup plus gros que les autres que j’ai déjà utilisé. Il y a 6 ponts et peut accueillir jusqu’à 195 voitures. Le 6ième pont est aménagé pour permettre aux utilisateurs de traverser confortablement. J’en profite pour dîner. Je prendre la soupe du jour et un Poker Bol. Je me régale, c’est très bon. Il y a une gang de camionneurs qui jasent à ma table voisine. Les rires et les histoires s’enchaînent l’une après l’autre. Ils me font sourire plus d’une fois, surtout par leur façon de raconter avec leur accent. J’aime les différents accents du Québec.

Je débarque à Matane. Nous avons traversé le fleuve sous le soleil, mais voilà qu’un gros nuage noir se dessine à l’horizon. C’est la ville et j’ai du temps. J’en profite pour aller à l’épicerie. C’est à ce moment que le nuage noir décide de déverser toute son eau. Il pleut fort. Je dois me mettre à l’abri.

Après la gros de la pluie passée, je rejoint une épicerie pour acheter des légumes et des fruits frais, des noix et du pain. Bien sûr, mon espace est limité, donc c’est le défi de trouver le juste équilibre dans mes choix. Il y a aussi un Sport Expert. J’arrête acheter 2 repas lyophilisé et une nouvelle bracière que je garderai sec pour les soirs.

La pluie est complètement terminée, je suis en Gaspésie. C’est un peu comme revenir à la maison.

J’arrive à l’auberge de jeunesse de Ste-Félicité, le Manoir des Sapins. J’ai découvert cet endroit l’an dernier et j’ai adoré. Je voulais y m’arrêter à nouveau cet année. Il ne reste plus de chambre, mais je peux monter ma tente dans leur cours et tout de même avoir accès aux facilités de l’auberge. C’est parfait! Il fait soleil, un vrai soleil chaud comme ça fait longtemps que je n’ai pas eu. J’étend mon matériel, ma tente est détrempée. Je profite des hamacs en regardant le fleuve. C’est le pur bonheur !

Marie-Noëlle, une amie de Shawi qui habite maintenant à Matane, vient me rejoindre pour souper. Je l’attend en regardant tranquillement le soleil se coucher et en ramassant mon matériel qui est …. sec!!!

Marie-Noëlle est arrivé avec de la morue et des patates douces déjà cuites. Je suis vraiment gâtée! On a passé une belle soirée à jaser de nos vies. On n’a pas vu le temps passer. On a manqué le feu de joie communautaire qui était à l’extérieur. Ça l’air que c’était presque qu’une soirée d’été. Le vent venait du sud.